Vous croyez peut-etre que j'en fais de trop? Pas du tout, c'est bien réel, eh oui ca existe encore des parents hyper stricts et hyper sévères, et de plus qui croient pourtant qu'ils sont bons et exemplaires. Moi je dis pitié... Vous ne pouvez meme pas imaginer comme c'est difficile et dur à vivre d'etre loin de ses amis, de celui qu'on aime comme une folle (amoureuse, hein, la folle, pas détraquée), de devoir obéir aux ordres débiles pour bébé de trois ans alors qu'on a (presque) 20 ans, de se faire traiter comme de la me***, de pourir à petit feu enfermée chez soi... La preuve, il m'est interdit :
- d'aller dormir quand je veux et de me lever quand je veux. On doit tous aller dormir en meme temps, bien souvent vers 22h30 (heure de vacances bien sur, l'heure scolaire c'est 21h huhu), et on doit se lever tous à la meme heure, vers 8h30 (heure de vacances aussi, mais si l'autorité parentale vient me réveiller à 7h30 sans raison, je suis obligée de me lever). Si jamais en période scolaire ou plus précisement en période d'examens quelqu'un n'a pas fini d'étudier à l'heure imposée, ce quelqu'un a l'autorisation d'aller se coucher quand il aura fini, les résultats scolaires avant la santé bien sur^^.
- de se prélasser dans son lit ou de faire une sieste sans autorisation, sinon c'est appelé de la fainéantise
- de s'habiller comme on le veux
- de se maquiller les yeux trop foncé (heureusement, maintenant jai l'autorisation de me maquiller, je n'ai pas pu avant 16-17 ans)
- de se faire percer les oreilles (en cours de négociation)
- d'avoir un percieng n'importe ou sur le corps
- d'avoir un tatouage, meme si c'est un temporaire, meme s'il ne tient qu'un jour
- de laisser couler l'eau quand on prend une douche
- de remplir la baignoire quand on prend un bain
- d'être des heures dans la salle de bain
- d'allumer la télévision sans autorisation
- d'allumer un ordinateur sans autorisation
- d'aller sur internet sans autorisation (la, je suis en train de frauder xD...)
- d'aller sur internet les jours ou internet doit rester éteint (je sais plus quels jours, comme je suis pas là la semaine, je n'en sais rien, en vacances, on fraude tous les jours xD )
- de jouer à un jeu de société sans autorisation, surtout quand l'autorité parentale estime qu'on a "autre chose à faire" traduction : on a du travail pour vous. yeeeaaaah les vacances^^
- de déconner, de rire, que se soit à table, en jouant, en regardant la télévision, en étant dans le jardin, ou à l'extérieur de la maison. Il faut être sérieux partout, en tous temps. Sinon on vous traite de gamins. véridique. Il y a une exception bien sur, quand l'autorité parentale rigole aussi. injustice...
- d'aller dans le jardin sans autorisation
- de toucher les chats sans autorisation (ben oui quoi, on est tout le temps occupé à ca, ca se voit pas???)
- de sortir de table sans autorisation
- de raler lorsqu'on recoit un ordre
- de contester quand on recoit un ordre
- de ne pas respecter cet ordre
- de ne pas respecter les interdictions
- de téléphoner sans autorisation
- d'utiliser son gsm trop souvent au gout de l'autorité parentale (trop souvent genre quand on tape un sms alors qu'on ne l'a plus fait pendant une semaine), surtout si on ne spécifie pas ce qu'on est en train de faire avec le gsm en question (genre pour le sms, ce qu'on écrit et à qui on l'envoit). Interrogatoire à chaque sms reçu, vous vous en doutez....
- d'avoir un copain (une copine,pour mon frere). trop jeune. et puis il faut avoir son diplome avant de penser à ses choses la!!
- de voir ses amis sans autorisation
- de voir ses amis trop souvent (genre une fois sur les deux mois de vacances, c'est bien assez !) Et si on a plein d'amis et un peu partout dans toute la Belgique (et dans le monde), ben on se débrouille, une autorisation, c'est pas deux, c'est une!!
- de trop se consacrer à ses amis, c'est inutile, futile et puis on ne peut pas avoir confiance en des amis, un jour vous n'en entendrez plus parlez, croyez-en l'autorité parentale!! autorit qui n'a bien sur pas d'amis)
- de sortir de la maison sans autorisation, meme si c'est pour faire un bete tour du quartier à vélo...
- de fumer
- de boire
- de se droguer
- de sortir en soirée, en boite, au bunker,... (l'autorité parentale n'a pas compris que se genre de soirée ne m'intéresse pas...)
- d'avoir de l'argent de poche. En fait on en a, on a un compte et tout, mais on ne peut pas toucher à l'argent, super logique parce que dénommer "argent de poche" par l'autorité parentale, mais c'est "pour plus tard"... Très prometteur tout ca...
- de manger entre les repas sauf autorisation exceptionnelle
- de manger plus que ce qu'il n'est donné dans son assiette par l'autorité parentale
- de profiter d'être ailleurs pour manger plus que les quantités autorisées
- d'échapper à la pesée du dimanche
- de refuser d'aller à la messe quand l'autorité parentale le propose (j'adore l'idée de "proposition")
- de refuser une activité pastorale (souper de la paroisse, organisation de la messe de Noël,...) lorsque l'autorité parentale le propose
- de rêvasser (soit on te traite de distrait, soit de fainéant, soit de bon à rien, soit que tu as un "problème mentale")
- d'éviter les leçons de morale quotidiennes et quasimment à chaque repas
- DE NE PAS CONTESTER L'AUTORITE PARENTALE QUAND ELLE ME DENIGRE, ME RABAISSE, ME NOIRCIE DEVANT LES GENS. Je peux vous dire que c'est dur de se taire lorsqu'on entend quelqu'un dire du mal de soi, surtout si ce vient de nos propres parents, et devant des gens qu'on aime et qu'on sait qu'ils nous apprécient. Après, difficile de faire comprendre la vérité à ces personnes, elle est si bien détournée en mensonge...
- ...
cette liste n'est pas exhaustive. Il y a encore plein d'interdictions que je ne cite pas, souvent ca ne me vient pas à l'esprit tellement c'est hautement interdit et que ca a fait partie de mon quoitidien depuis ma naissance.
Voila, je voulais vous faire part de mon mal-être en ce moment. Je vais trop mal, je ne sens pas bien, dans ces conditions, je ne suis pas moi, je ne suis qu'un objet, une chose sans joie, je deviens une loque à vivre ici et ainsi. Ca me fait trop déprimé cette vie alors que je connait l'amour, l'amitié, la joie, la gaieté et surtout surtout la liberté! Et chaque vacance et chaque week-end c'est un peu le retour à ma vie d'avant, ma vie du secondaire où tout allait si mal... Je mords un peu plus chaque jour sur ma chique, je craque souvent alors que ca ne fait pas si longtemps que je suis rentrée au "bercail", et que le chemin est long avant la libération...
Alors, à tous, je vous implore de profiter de la chance que vous avez d'avoir la liberté, des parents compréhensifs et surtout attentifs à vous, à vos sentiments, à vos humeurs, c'est tellement important, parfois certains ne se rendent pas compte de la chance qu'ils ont. J'ai vécu des années à voir les autres grandir, s'épanouir comme ils le voulaient alors que moi je devais me contenter des moyens du bord, ils pouvaient se voir comme bon leur s'emblaient alors que moi je devais me battre pendant des semaines pour pouvoir aller deux heures au cinéma tous les 6 mois. J'ai vécu l'enfer lorsque je suis tombée amoureuse, j'était face à un dilemme : continuer à vivre avec le peu de liberté et de dignité que j'avais ou alors accepter la demande de celui qui faisait (fait toujours!!) battre mon coeur avec le risque de me faire prendre et de vivre l'horreur. Et l'horreur, je l'ai vécu. Parce qu'avec si peu de liberté, pensez bien que je me suis vite fais prendre. J'ai vécu d'engeulade en engeulade, de restriction en restriction, de blessure en blessure... C'est dur de se faire traiter de pute par ses parents... Alors que je n'en suis pas une. C'est dur de se faire traiter d'obsédée... Alors que tout va bien dans ma tete à ce niveau-la... C'est dur d'accepter sans rien dire qu'on vous interdit le gsm, le téléphone, msn, internet, tout moyen de communication, que votre vie ne se résume plus qu'à l'école et au conservatoire, que vous n'avez plus droit aux sorties minimum autorisées, qu'on en vient à démonter la porte de votre chambre pour mieux vous surveiller encore, que vous n'avez plus ni INTIMITE ni LIBERTE. J'étais en phase avec les autres. En phase avec la société. Et c'était soit disant pour mieux m'intégrer à la société. Je n'y croyais pas. Personne n'y croyais à part eux. Se rendait-ils compte seulement du mal qu'il faisaient, qu'ils me faisaient??? Comment peuvent-ils m'obliger à les respecter après ce qu'ils m'ont fait subir?? Méritent-ils seulement qu'on les respecte, eux qui se moquent de tout le monde, qui critiquent tout le monde et qui se croient si parfaits et exemplaires??? Comment vais-je pouvoir me défaire de la haine que j'ai pour eux et qui refait surface à chaque fois que je rentre chez moi et que je suis ainsi confrontée et replongée dans mon passé?? Haine qui s'est accumulée depuis des années... je ne supporte plus d'être enfermée ici, j'ai tellement pleuré en me demandant pourquoi ca arrivait à moi, pourquoi il a fallu que je souffre ainsi, qu'est-ce que j'avais fait pour mériter tout ca??? Ce qui m'a fait énormément de mal c'est de voir que mon frère et mes soeurs ne me soutenaient pas, qu'ils retiraient des privilèges de mon malheur, qu'ils avaient plus de choses que moi, plus de libertés, plus de confiance, et c'est toujours ainsi, ca m'a fait mal de voir mes amitiés s'effriter, alors que je tenais énormément la dessus, j'avais confiance et ils ont commencé à me tourner le dos, pas assez intéressante sûrement, ils ont commencé à me critiquer, "nous aussi ont a des problèmes" pardon? des problèmes? vos parents deviennent comme les miens peut etre??? oh pardon, vous vous disputez entre vous. gamineries. vous avez quel age?? à part ca vous continuez à sortir chaque week end hein. quoi vous en avez d'autres de problèmes? oui? vous saviez que vous pouviez m'en parler?? au moins ca m'aurait changer les idées. Et puis moi, je vous considérai comme des amis. et il ne fallait pas raler parce que je me plaignais tout le temps alors que je ne disais absolument rien, je ne faisais que répondre à vos questions. Fallait pas me le demander si vous ne vouliez pas l'entendre. génial, vive les amis. des blessures de plus. Je voyais aussi Nicolas souffrir énormément, sans pouvoir l'aider et le soutenir, si proches nous étions, si loin l'un de l'autre aussi. La mort d'angèle m'a beaucoup affectée. et mes parents ont réussi à s'en moquer. A salir. A dénigrer. Haine, haine, calme toi, ne fais pas attention, ils n'ont rien compris.Cacher mes sentiments fut le plus dur pour moi. avec la réaction de mon entourage, pas facile de ne pas s'effondrer lorsque la seule personne qu'on a est si loin... Je n'arrive meme pas à réaliser que je suis quasimment sortie de là. Vive le diplome, la liberté absolue pour moi...
Alors, je vous en conjure, PROFITEZ!!!France
Je t'aime Nicolas